Il existe, sur Terre, des données qui semblent exposer l’infini.
π, par exemple, est un symbole mathématique dont les décimales n’ont pas de fin.
Il représente le rapport entre la circonférence d’un cercle et son diamètre.
Ses chiffres se déroulent à l’infini, sans jamais se répéter de manière connue.
On suppose — sans pouvoir encore le démontrer formellement — que dans cette suite infinie se trouvent toutes les combinaisons de chiffres possibles et imaginables.
Si cette hypothèse est vraie, alors π contiendrait potentiellement tous vos codes secrets, vos mots de passe, votre date de naissance, votre numéro de sécurité sociale, votre code de carte bancaire : absolument tout.
Et si l’on convertissait ces chiffres en lettres, on pourrait y trouver toutes les pensées que vous avez eues depuis votre naissance, toutes les phrases jamais prononcées depuis l’histoire de l’humanité, tous les textes déjà écrits — et même ceux qui ne le sont pas encore.
Tout ce que l’on peut imaginer existerait alors quelque part, dissimulé dans le passé, le présent ou le futur, enfoui dans l’infini des données contenues dans ce simple symbole : π.
Et si nous parvenions un jour à créer un moteur de recherche capable d’explorer π, comme nous avons appris à explorer l’information avec l’intelligence artificielle, nous accéderions littéralement à tout le savoir du monde — et à bien plus encore. Non pas depuis l’Internet mondial, mais depuis une seule idée fondamentale :
Les mathématiques sont dans tout.